« l’identité
savoyarde »
du
3 janvier 2005 Compte rendu de l’auteur M. Magnin
Le
lundi 3 janvier, à la salle polyvalente de Villargondran, M. Jean Claude MAGNIN
de l’Association Valloire Patrimoine Culture et membre de Maurienne Généalogie
avait été invité par notre association à présenter sa conférence sur l’IDENTITE
SAVOYARDE (voir flash n°82).
« En
un temps où l’idée de région est à la mode à l’échelle
de l’Europe, qui définit dans son cadre, plus de
200 régions, il est tout à fait légitime pour les Savoyards de
se poser la question de l’existence d’une identité propre au
sein de l’ensemble français..
En
effet,
la Savoie
n’est pas une simple province qui aurait fini par tomber dans l’escarcelle
des rois de France, qui n’ont été ses souverains que lors de la période
d’occupation pendant 800ans,
la Savoie
a constitué un état indépendant, « portier des Alpes »
qui a reconnu un lien de vassalité de plus en plus vague vis à vis du Saint
Empire romain germanique.
La Savoie
a été aussi l’histoire d’une famille de comtes et ducs, qui
accédèrent tardivement à
la Royauté
, a tourné ses ambitions vers une Italie à construire.
C’est
justement pour cela que
la Savoie
, duché patrimonial conservant des institutions particulières, n’a pas pu se
sentir concernée par ce dessein car
elle est une terre francophone et
francophile depuis longtemps. La langue de Paris n’a-t’elle pas été celle
de l’élite savoyarde dès le XIII siècle ? Cette attirance n’a-t’elle
pas été marquée par de multiples mariages croisés avec les Capétiens ?
Toutes les occupations françaises n’ont pas été brutales : Louis XI et
François 1er ont su administrer le duché avec tact. Très tôt,
l’émigration savoyarde , temporaire ou définitive a déversé des flots de
population toujours plus importants vers le territoire du grand voisin. Ainsi
les « savoisiens » ont-ils compris très tôt le français parallèlement
à l’usage du francoprovencal, comme tous ses voisins, en
particulier Dauphinois et Lyonnais. Le bilinguisme était généralisé avant
la Révolution. L
’Annexion de 1860, résultat d’ abord d’un simple accord entre
chefs d’état, au-delà du plébiscite, n’a pas été un rapt mais une
conclusion logique. Elle n’a pas empêché les Savoyards de regretter
l’uniformité de l’enseignement français, au nom du jacobinisme, marquant
toutes les particularités des « peuples régionaux ».
Le
régionalisme, les autonomes sont dans « l’air du temps ».
La Savoie
(les 2 départements) est intégrée depuis plus de trente ans dans Rhône-Alpes,
vaste région centrée sur Lyon la ville à forte population d’origine
savoyarde.
Cette
union a été largement bénéfique sur le plan économique et sur celui des
formations. Mais les Savoyards peuvent légitimement penser que pour certains
choix, les décisions devraient être prises chez eux, dans leur prè-carré
(Tourisme, Université etc..)
Trois
options s’ouvrent à nous : la simple association des Pays de Savoie.
APS. voulue par la plupart de nos élus, au sein de Rhône-Alpes, une
région nouvelle, profitant de toutes les possibilités des lois de décentralisation
(
La Région Savoie
, j’y crois) et pour d’autres, un état indépendant qui aurait sa
propre représentation souveraine à Bruxelles (Ligue Savoisienne).
Le
débat est ouvert !